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Dans un contexte où la santé mentale des travailleurs est déjà très dégradée, une étude de l’université de Portland montre comment certains comportements managériaux favorisent directement le burn-out en déshumanisant les salariés.
Les principaux enseignements de l'étude sont les suivants :
1) Constat général
- Les comportements toxiques des managers jouent un rôle majeur dans le burn-out des salariés.
- L’étude montre que ce n’est pas seulement la charge de travail, mais aussi la relation managériale qui épuise.
- Les attitudes incohérentes ou instables sont particulièrement délétères pour la santé mentale.
2) Comportements toxiques identifiés
- Management “chaud-froid” : alternance de bienveillance et d’agressivité.
- Dévalorisation ou appropriation du travail des salariés.
- Accusations injustes ou transfert de responsabilité vers les équipes.
- Imprévisibilité constante qui oblige les employés à s’adapter en permanence.
- Climat de peur ou d’incertitude entretenu par le manager.
3) Effets sur les salariés
- Épuisement émotionnel lié à l’impossibilité d’anticiper le comportement du chef.
- Perte de motivation, démoralisation et baisse de performance.
- Stress chronique pouvant mener au burn-out.
- Difficulté à s’investir et sentiment d’insécurité au travail.
4) Conséquences pour l’entreprise
- Dégradation de la cohésion d’équipe et perte de confiance envers la hiérarchie.
- Baisse globale de l’efficacité collective.
- Turn-over accru et désengagement des salariés.
5) Message clé
- Les comportements toxiques, même ponctuels, peuvent être plus destructeurs que des abus constants.
- D’où l’importance pour les entreprises de surveiller et corriger ces pratiques managériales.

